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Jeudi 5 avril = Ciné Club (ouvert à tous)

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Jeudi 5 avril = Ciné Club                          (ouvert à tous)

Six histoires mordantes sur l'Argentine d'aujourd'hui, où les personnages sont confrontés à des situations qui leur font perdre leurs repères = Dans un avion, deux passagers découvrent qu'ils ont une connaissance en commun ; au restaurant, la serveuse reconnaît un courtier qui a provoqué la ruine de son père ; deux automobilistes s'insultent sur la route ; un père de famille dont la voiture part en fourrière se rebelle ; le fils d'une riche famille renverse une femme enceinte alors qu'il est au volant ; le jour de son mariage, une femme découvre que son mari l'a trompée avec une femme présente à la cérémonie...

Ecrit et mis en scène par le réalisateur argentin Damian Szifron, ce film à sketches déploie une férocité et un humour noir réjouissants qui nous venge contre tous les imbéciles qui nous pourrissent la vie

Apprendre l’infidélité de son mari le jour de son mariage, essuyer une énième brimade d’un fonctionnaire blasé, sauver la face devant un automobiliste provocant… Les personnages que cette comédie met en scène ont décidé de ne plus se laisser marcher sur les pieds.

 Abandonnant tout comportement civilisé, ils se révèlent violents envers leurs congénères et mués par l’énergie du désespoir. L’ingéniosité du film repose surtout sur ses situations invraisemblables et sur une galerie d’acteurs au diapason.  

Si chaque sketch raconte une histoire différente, c’est bien sûr un portrait en creux du peuple argentin que dresse le réalisateur. Un peuple au bord de la crise de nerf, où sévissent encore la corruption et l’absurdité bureaucratique. L’humour y est féroce, outrancier, salvateur, avec d’énormes chutes de tension entre deux fous-rires. 

Impla­cable comme la fatalité en marche...

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Jeudi 15 mars, l'Ardoc propose un ciné-débat illustré par le film "Médecin de campagne"

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Jeudi 15 mars, l'Ardoc propose un ciné-débat illustré par le film "Médecin de campagne"

Tous les habitants, dans ce coin de campagne, peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit, 7 jours sur 7. Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer Nathalie,  médecin depuis peu, venue de l’hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à s’adapter à cette nouvelle vie et à remplacer celui qui se croyait… irremplaçable ?

Véritables héros populaires, les médecins de campagne ont comme particularité d’être en voie d’extinction... C'est pour cette raison que Thomas Lilti, le réalisateur, a voulu placer cette problématique au coeur du film. Il explique : Le médecin de campagne est donc, plus que jamais, perçu comme un héros positif. Il incarne un rôle social majeur, faisant le lien entre les générations, luttant contre l’isolement et la solitude de ses patients. En faisant ce film, j’avais à coeur de rendre hommage à ce métier dont j’ai pris conscience de l’importance lorsque, jeune médecin, je faisais des remplacements en Normandie ou dans les Cévennes. J’ai eu, alors, la chance de côtoyer des hommes et des femmes exceptionnels. 

Jeudi 15 mars, l'Ardoc propose un ciné-débat illustré par le film "Médecin de campagne"
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Jeudi 1 mars = séance Ciné-Club

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«Le cinéma ou la mort». C'est la formidable leçon de vie que donne le réalisateur afghan Salim Shaheen, dans le documentaire «Nothingwood» de Sonia Kronlund.

«Le cinéma ou la mort». C'est la formidable leçon de vie que donne le réalisateur afghan Salim Shaheen, dans le documentaire «Nothingwood» de Sonia Kronlund.

L'image que l'on se fait de l'Afghanistan, via les reportages TV ou le cinéma, est souvent réduite à la guerre, aux ruines, aux morts, au drame... Face à ce constat, Sonia Kronlund, documentariste pour Arte et France Culture, se propose de changer notre regard : avec Nothingwood, elle remplace les clichés guerriers par ceux du ciné, les combattants notoires par les trublions ou les saltimbanques, l'impression de désespérance par un soupçon d'espoir. Elle filme un fou de cinéma,  Salim Shaheen, et nous montre une réalité bien souvent absente de nos écrans : celle d'un pays qui s'échine à vivre malgré le chaos, la guerre ou la mort.

 

La notion d'angle de vue est importante et Sonia Kronlund ne nous présente pas Salim Shaheen de n'importe quelle façon. Car il serait facile de le filmer telle une bête de cirque, un vulgaire hurluberlu, afin d'en tirer un portrait aux contours croquignolesques. Seulement, Nothingwood s'intéresse moins à l'artisan du nanar qu'au symbole qu'il représente. Dans ce pays ravagé par des décennies de guerre, Shaheen véhicule autour de lui aussi bien de l'espoir - les gens l'aident ou le suivent - qu'un vent de folie qui s'avère nécessaire pour survivre dans un monde en perdition. En effet, c'est grâce à cet art subtil, qui consiste à se mettre continuellement en scène et à faire de sa vie un cinéma, que notre homme a pu déjouer les pièges de la guerre : sa popularité lui ouvre des portes et le commerce sous le manteau de ses propres DVD lui assure la bienveillance des talibans. Fou mais malin avant tout, il est cet acteur roublard qui parvient toujours à se sortir d'un mauvais pas. Comme l'atteste cette manie qu'il a prise, lorsqu'il arrive dans un endroit isolé et dangereux, de solliciter la clémence de ses hôtes en se présentant comme étant l'un des leurs, sa mère étant née « forcément » dans les environs.

Jeudi 1 mars = séance Ciné-Club

Collée aux basques de l'incontrôlable Shaheen, le suivant partout au risque, parfois, de se disperser, Kronlund réussit à restituer cette troublante confusion qui existe entre cinéma et réalité. 

On s'en rend vite compte, au détour de ses différentes déambulations, lorsqu'on le voit séduire les groupies ou dégainer sa caméra inopinément afin de filmer un plan en vue de son prochain film. Il filme tout, tout le temps et bien souvent n'importe quoi, car pour lui vie et cinéma ne font qu'un. Les saynètes qui en découlent sont parfois cocasses (l'emprunt du matériel de Kronlund afin de finir une scène), voire surréalistes (ce poulet qu'on égorge dans l'urgence afin d'avoir du sang pour les figurants), mais elles témoignent toujours d'une même réalité : cette notion d'urgence permanente qui nous rappelle que la vie comme le cinéma peuvent tous deux s’interrompre brutalement. Alors, soudainement, notre regard change. Ce cinéma folklorique et brinquebalant, que l'on pouvait initialement railler, s'apparente pour ces gens comme leur seule raison de sourire, voire de vivre.

Et finalement, progressivement, Kronlund touche à son but en nous faisant découvrir l'Afghanistan autrement, loin des clichés éculés. Car même si la personnalité de Shaheen occupe forcément de la place à l'écran, elle ne peut occulter la réalité de tout un pays. Celle relative à la guerre se rappelle bien souvent à nous, comme lors des déplacements de l'équipe de tournage (escorte policière, impossibilité d'accès à certaines zones). Celle concernant la condition de la femme se devine également, lorsque Shaheen cache ses filles ou lorsqu'un père refuse que sa gamine soit perçue comme une danseuse. Malgré l'aspect faussement anecdotique du documentaire, ce sont bien les douleurs et les contradictions de l'Afghanistan qui apparaissent au grand jour. L'exemple le plus frappant, et le plus significatif, demeure celui de Qurban Ali. Il est l'un des acteurs fétiches de Shaheen et il a la particularité de se travestir, surjouant ouvertement le côté efféminé tel le bouffon de service. Sans l'expliciter directement, Kronlund nous fait bien comprendre que ce rôle clownesque est avant tout un moyen détourné pour vivre son homosexualité. D'ailleurs, Qurban Ali a beau le nier et exhiber sa famille-modèle, tout cela ressemble à une vulgaire mise en scène. Une de plus. Comme si en Afghanistan, l'ultime rempart contre l'intolérance n'était rien d'autre que le cinéma.

Critique publiée par le  

Jeudi 1 mars = séance Ciné-Club
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Complément d'informations concernant le film XENIA

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Complément d'informations concernant le film XENIA

Frédéric Mitterrand reçoit le réalisateur grec Panos H. Koutras à l'occasion de la sortie en salles de son film «Xenia» , le mercredi 18 juin 2014.

Une interview à écouter ici =

https://www.franceinter.fr/emissions/jour-de-fred/jour-de-fred-19-juin-2014

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