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Jeudi 4 avril = Ciné Club (ouvert à tous)

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Svet-ake (Monsieur Lumière) est électricien dans un village perdu au milieu des montagnes Kirghizes. Loin du pouvoir et de l’économie, il entretient les lignes, trafique parfois les compteurs pour venir en aide aux plus démunis... Un jour, la police vient l'arrêter. Elle l'accuse d'avoir détourné une partie du courant pour en faire bénéficier ceux qui n'ont pas les moyens de s'en payer. Une fois dehors, Svet-ake n'a plus le droit d'exercer son métier. Le petit électricien se demande alors comment il va faire pour survivre avec sa femme et toutes leurs petites filles. Il décide donc d'aller voir le maire du village, Esen, pour lui demander de l'aide. Mais ce dernier lui apprend qu'un certain Bekzat, un très riche homme politique, a dans l'idée de racheter les terres du village...

Le Voleur de lumière est une tragédie. Tourné en 2009 aux derniers jours du régime du président Kourmanbek Bakiev renversé par de violentes émeutes, le film d'Aktan Arym Kubat montre comment ce nouveau pouvoir qui avait succédé en 2005 à la dictature héritée de l'Union soviétique, a corrompu la société jusque dans ses couches les plus modestes.

Arym Kubat est le nouveau patronyme d'Aktan Abdykalikov, auteur d'une remarquable trilogie autobiographique (La BalançoireLe Fils adoptif, Le Singe) entre 1993 et 2001. Pendant son long silence, Aktan Arym Kubat a renoncé à son nom soviétique, a contemplé la mutation de son pays. Il incarne lui-même le héros de ce nouveau film.

Comme une tache qui s'étend, les séquences qui mettent en scène la corruption morale et politique prennent de plus en plus de temps au fur et à mesure du récit. Une pauvre orgie organisée sous une yourte à l'intention de potentiels investisseurs chinois est filmée avec la même naïveté que les activités quotidiennes de Svet Ake. Le paradis se défait, lambeau par lambeau, jusqu'à n'être plus qu'un souvenir.

Cette histoire simple, découpée en tableaux, est zébrée d'images puissantes : le voleur de lumière foudroyé au sommet d'un poteau, un cycliste enlevé avec sa monture par un cavalier... Ces visions sont le dernier rempart contre la banalité amorale qui envahit le présent.

Extraits de la critique de Thomas Sotinel - Le Monde Mars 2011

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Jeudi 7 mars = Ciné Club (ouvert à tous)

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   Une petite maison abandonnée, isolée dans la campagne algérienne.

 Ouardia y a enterré son fils Tarik, militaire peut-être tué par son propre frère Ali, dirigeant d’un maquis islamiste. Elle est surveillée par un des hommes d’Ali, amputé d’un bras suite à une explosion. Dans cet univers crispé par la douleur et figé par la sécheresse, la vie va peu à peu reprendre ses droits.  Grâce au jardin que Ouardia fera refleurir à force de courage, de travail et d’obstination. Grâce à son gardien, victime lui aussi, finalement adopté par Ouardia. Grâce surtout à l’arrivée entre eux de l’enfant de Malia, une femme aimée des deux frères, morte en accouchant.  Mais Ouardia n’est pas au bout de ses épreuves. Ali, le fils maudit, revient, grièvement blessé…  

 

             Yema signifie "mère" en arabe et, par ricochet, "mère patrie".

Djamila Sahraoui livre une réflexion sur la violence et ses conséquences sur les femmes. La réalisatrice (et actrice principale) a choisi d'incarner cette figure allégorique dans un film épuré, avec une grande économie de moyens et de dialogues (l'expression de son regard remplace bien des mots), en plans larges embrassant les corps au travail et la végétation renaissant au fil des saisons. Situé en Kabylie, où la cinéaste a grandi, ce film exigeant et scotchant conte un monde âpre, une guerre fratricide, l’impensable pardon et la possibilité de la vie.

Yema, rejoint la tragédie grecque avec cette mère inconsolable qui doit pardonner à l'assassin de son fils, à son autre enfant. Cette oeuvre peut se voir comme le symbole d'une Algérie qui tente de se réconcilier avec elle-même.

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Rencontre Cinéma de Pézenas du 22 au 28 février 2019

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Rencontre Cinéma de Pézenas du 22 au 28 février 2019
La 57° Rencontre cinématographique de Pézenas – organisée par la Fédération des Ciné-Clubs de la Méditerrannée – se tiendra du 22 au 28 février prochain et aura pour thème le cinéma chinois.

Cette Rencontre est une vitrine des activités que mènent, tout au long de l'année, les ciné-clubs de la FCCM autant dans le domaine social que culturel.

Aller au devant des publics en défendant l’accès à la culture pour tous est notre contribution au mieux vivre ensemble.

Elle proposera également une rencontre avec Jean-François Stévenin, Stefano Savona et Paul Dopff, des avant-premières, du cinéma d'animation, des films de l'ACID et bien plus...

Vous pouvez dès maintenant consulter le site http://www.lafccm.org/ 

(57° Rencontre Cinéma de Pézenas) onglet "informations générales" (dates, lieux, tarifs...) et également l'onglet "à télécharger" où vous trouverez :

  • l'affiche
  • le programme dépliant
  • le catalogue
  • la grille de la programmation
  • le communiqué de presse
  • le programme jour par jour de la 57° Rencontre.
Précision intéressante : Les  adhérents, à l’année, munis de leur carte fédérale (jaune) de membre du ciné-club le Volcan bénéficient d'un tarif privilégié à l'achat du pass !!!
 
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Jeudi 7 février = Ciné Club (ouvert à tous)

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En 1965, dans un village pauvre des montagnes de Taïwan, A Yuan, garçon sérieux, en charge de sa famille depuis l'hospitalisation de son père, est ami d'enfance de la jeune A Yun. Le jour arrive où il se décide à rallier la capitale, afin de trouver du travail. Rejoint rapidement par la jeune fille, ils sont hébergés par de jeunes artistes et tentent de s'adapter à un mode de vie radicalement différent du leur. Leur amitié se mue lentement en amour...

Genre : chagrin lointain.

Un train serpente à travers une épaisse ­nature de montagnes, passe sous un tunnel, plusieurs fois. Obscurité et lumière, en alternance : on est transporté. Bienvenue dans l'univers simple et gracieux du maître taïwanais Hou Hsiao-hsien. Ce film clôt un cycle librement autobiographique. Une sorte de chronique, autour d'un garçon et d'une fille au seuil de l'âge adulte. Ils sont amis depuis longtemps, peut-être plus, mais rien n'est explicite. Se sont-ils même déjà embrassés ?

Ces deux timides partent à Taipei, elle pour apprendre la couture, lui pour faire divers petits boulots et continuer ses études, en prenant des cours du soir. Il se fait voler sa moto, souffre d'une bronchite qui le cloue au lit, parle peu à son père mineur, mais échange avec son grand-père. Ce sont de petites choses, les faits du quotidien. Seuls les arpèges d'une ballade folk marquent une émotion. Sinon, c'est le règne d'une impassibilité souveraine, d'un temps qui s'écoule autrement. Un jour, le garçon apprend que sa bien-aimée va se marier. Triste ? Pas sûr que ce mot soit approprié ici, où tout est poussière dans le vent.  

Jacques Morice / Télérama

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