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Jeudi 6 février : Ciné Club (ouvert à tous)

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En Chine, Qinglai, le mari de Qiu Ju, est passé à tabac par Wang Tang, le chef de leur village. Qiu Ju exige des excuses de Wang Tang qui refuse. Elle porte alors plainte auprès de la police qui demande à Wang Tang de dédommager sa victime. Il en profite pour humilier à nouveau le couple et Qiu Ju doit se tourner vers les tribunaux pour obtenir réparation. Enceinte, elle bat la campagne pour aller à la rencontre des juges et se heurte aux lourdeurs de l’administration chinoise.

Sous couvert de l'histoire extrêmement simple d'une jeune femme obstinée à faire reconnaître son honneur bafoué au sein d'une petite communauté paysanne chinois, ce film nous fait découvrir les méandres de la justice, de la bureaucratie et de l'administration chinoise, les différences de modes de vie entre ville et campagne et certains aspects du monde rural en Chine. Ce côté documentaire est renforcé par le tournage en caméra caché de plusieurs séquences (principe de tournage qui explique le peu de plans serrés du film). L'interprétation de Gong Li est remarquable et lui permettra de rafler le Prix d'interprétation à Venise.

Zhang Yimou signe un film social délaissant son esthétique habituelle.

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Jeudi 9 janvier : Ciné Club (ouvert à tous)

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À Londres, Tony, un jeune aristocrate paresseux emménage dans une confortable maison de ville, dans laquelle il engage Hugo Barrett comme domestique. Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent. Une certaine complicité s'établit peu à peu entre le maître et son serviteur. Les femmes entrent en jeu : Susan, la fiancée de Tony, et Vera, d'abord présentée comme la sœur du domestique. La tension monte inexorablement car Susan, jalouse, détecte la face malsaine de ces intrus. Rapidement les rôles s'inversent et le maître se retrouve l'esclave de son serviteur, abandonnant tout caractère et toute volonté...

On découvre un Dirk Bogarde, en bourgeois falot, arpenter mollement les rues. Et immédiatement, la crainte pointe. Mais dès qu'il pénètre dans l'intérieur d'une maison où tout est à refaire, le jeu de rôle, où rien n'est à la place où on l'attend, se met en place. Tony le blondinet avachi (formidable premier rôle pour James Fox) est le maître, Hugo (Dirk, donc) qui le toise de toute sa hauteur, est le valet cherchant un emploi. Magistral.

L'incongruité absolue que constitue la présence d'un homme à tout faire dans l'Angleterre des années 60 est immédiatement évidente, et l'impossibilité de réels rapport entre les deux protagonistes plonge le récit dans une atmosphère de malaise qui ne fera que grandir au fil des minutes.

Le noir et blanc impeccable et les cadrages classieux de Losey servent le propos avec l'évidence la plus insolente, et aucun des thèmes -inceste (?), rapport de classe, réalité des êtres- n'échappe à ce traitement magistral, rendant ce film évident et indispensable.

Extrait d'une critique du film sur Sens Critique

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Toute l'équipe du Ciné Club vous souhaite de très bonnes fêtes !!!

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Au plaisir de vous retrouver jeudi 9 janvier à 20 h 30 au cinéma Delta pour la présentation de "The Servant" de Joseph Losey, un film considéré comme un des sommets de l'histoire du cinéma...

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Jeudi 5 décembre : Ciné Club (ouvert à tous)

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Rome, un jour férié d'été, la ville est déserte. Bruno Cortona (Vittorio Gassman), la quarantaine vigoureuse, amateur de conduite sportive et de jolies femmes, déambule en voiture à la recherche d’un paquet de cigarettes et d’un téléphone public. Roberto Mariani (Jean-Louis Trintignant), étudiant en droit resté en ville pour préparer des examens, l’accueille chez lui. Sous l’impulsion de l’exubérance et du sans-gêne de Cortona, ils entreprennent un voyage en voiture qui les emmènera vers des destinations toujours plus lointaines. Le jeune étudiant va découvrir l’écart entre la réalité et ce qu’il imaginait concernant l’amour et les rapports sociaux...

Coécrit par Ettore Scola, Ruggero Maccari et Dino Risi, Le Fanfaron est un sommet de la comédie italienne. La première originalité du scénario est d’opposer le tempérament fantasque de Bruno, quadragénaire immature, qui vocifère au volant de sa Lancia Aurelia frôlant les deux cents à l’heure, à la personnalité introvertie de Roberto, emmené malgré lui dans une virée qui le dépasse. Le duo formé par Vittorio Gassman (prodigieux) et Jean-Louis Trintignant fonctionne à merveille, mais on ne saurait limiter le film au brio de son jeu d’acteurs ou à l’efficacité de ses quiproquos. Les péripéties y sont pittoresques et la faune côtoyée par les deux hommes est prétexte à des scènes savoureuses...

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