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Jeudi 2 décembre, y'a d'la Rumba dans l'air !

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En effet, le film projeté "Rumba" promet de nous faire rire du couple quand il a du mal à intégrer les lois du monde mais nous aurons aussi la gorge nouée face à leur amour fou, leur bienveillance et leur confiance.

Dom et Fiona vivent leur vie de rêve : ils enseignent dans la même école et se retrouvent le soir pour leur entraînement de danse de salon latino-américaine. Leur quotidien est une harmonie absolue dans laquelle chaque geste a la grâce d’une danse. Mais une nuit, après avoir brillamment gagné un concours cantonal de danse, ils ont un grave accident de voiture en essayant d’éviter Gérard qui voulait se jeter sous leurs roues...

Tous trois venus du monde du spectacle vivant, le Belge Dominique Abel, la Canadienne Fiona Gordon et le Français Bruno Romy montrent, dans Rumba, «la maladresse humaine» à l’oeuvre, que ce soit dans leur rumba, qui tient plus de la parade nuptiale animale que de la danse de salon, dans la réalisation, qui fuit le réalisme ou enfin, le jeu clownesque des comédiens.

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Jeudi 11 novembre nous vous proposons Z ("il est vivant") !

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« Ζ » (zêta) est l'initiale du mot grec ancien « ζῇ / zi », qui signifie « il vit » ou « il est vivant ». Les opposants inscrivaient cette lettre sur les murs pour protester contre l'assassinat de Grigóris Lambrákis.

Dans une grande ville du nord d'un pays non désigné, Z, député et président du Mouvement national pour la paix, doit prendre la parole au cours d'un meeting pacifiste. Des manifestants hostiles se sont massés autour de la salle et la rumeur prédit un attentat contre Z. Il monte pourtant à la tribune. A l'issue de la réunion, Z est renversé par un triporteur et y laisse la vie. Les autorités avancent la thèse d'un banal accident de la circulation. Un jeune juge d'instruction s'empare alors de l'affaire. Son enquête, menée de façon extrêmement minutieuse, l'amène à concevoir une théorie bien différente. Il est convaincu que Z a été victime d'un attentat politique, orchestré par la police elle-même...

« Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est volontaire. »

Costa-Gavras est le représentant par excellence d'un cinéma traitant de sujets politiques. Il sera obligé de quitter sa Grèce natale pour pouvoir étudier, son père ayant des positions politiques antiroyalistes et le régime écartait les opposants. Il découvre le roman Z de Vassilis Vassilikos, retraçant l'assassinat du leader de la gauche organisé par la police et camouflé en banal accident. Ce film marquera le premier volet de la trilogie politique avant l'excellent L'Aveu et Etat de Siège

Deux acteurs de prestige, Jean-Louis Trintignant et Yves Montand, acceptent la participation malgré une faible rémunération. La veuve de Grigoris Lambrakis, leader de la gauche, attaqua en justice le producteur du film, ainsi que l'éditeur du roman pour atteinte à la mémoire de son mari et pour avoir porté sa vie à l'écran sans autorisation. 

Z est à peu de choses près une bombe incendiaire qui implique pleinement le spectateur aux prises avec une affaire passionnante et saisissante. Nous saluons l'intensité constante et cette envie que fait germer en nous le réalisateur : connaître le fin mot de l'histoire...

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Hommage à Bertrand TAVERNIER

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L'institut Lumière, dont Bertrand Tavernier fut président dès son origine en 1982, a pour but de faire exister, à l'endroit même de la naissance du Cinématographe, un lieu public qui préserve et enchante l’histoire du cinéma. Une grande soirée était organisée à Lyon dimanche 10 octobre en hommage à cet immense cinéaste.

Ce samedi 9 octobre, le Ciné club sanflorain avait décidé de rendre également hommage à Bertrand Tavernier, cinéaste enthousiaste qui aimait transmettre, faire connaître et partager ses impressions.

Dans le cadre de "Cinéma au Village", le ciné club s'est donc déplacé à Pierrefort afin de présenter des extraits du "Voyage à travers le cinéma français", Intégrale en 8 épisodes de 55 minutes :
01 - Mes cinéastes de chevet 1 (Grémillon, Ophuls, Decoin)
02 - Mes cinéastes de chevet 2 (Pagnol, Guitry, Tati)
03 - Les chansons, Julien Duvivier
04 - Les cinéastes étrangers dans la France d'avant-guerre
05 - La nouvelle vague de l'occupation
06 - Les oubliés
07 - Les méconnus
08 - Mes années 60

Nos intervenants, Martine intarissable et Michel impeccable, ont su nous captiver par leurs approches, leurs anecdotes et leurs connaissances.

Qu'ils en soient grandement remerciés !

 

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Une rentrée pas comme les autres ce 7 octobre...

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Quel plaisir de nous retrouver lors de cette représentation exceptionnelle !

En effet, nous projetterons deux classiques du court métrage muet accompagnés en direct au piano par Alain Bruel (un musicien poly-instrumentiste, improvisateur, compositeur et arrangeur) 

Keaton signe en 1920 l’un de ses meilleurs court-métrages.       "La maison démontable" (ou "One week" dans sa version originale) nous raconte la semaine d’un couple de jeunes mariés aux prises avec leur cadeau de mariage : une maison en kit. Toute personne ayant déjà été confrontée au montage d’un meuble peut aisément deviner les épreuves qui attendent ce jeune couple surtout quand un prétendant jaloux vient mélanger les numéros des boîtes...

Jour après jour nous suivons la construction de l’heureux foyer puis de son aménagement. La maison rêvée est devenue une baraque tordue, montée complètement de travers avec des portes qui donnent dans le vide et des murs qui basculent. Un incroyable terrain de jeu pour Keaton : précision et fulgurance du gag, détournement des objets, un héros qui ne renonce jamais dans l’adversité soutenu par un incroyable élan amoureux et bien sûr des cascades spectaculaires !

Charlot fait une cure (1917). Chaplin (sans le costume traditionnel de Charlot, une fois n'est pas coutume) va déclencher une série d'événements qui auront une répercussion sur l'état de tous les curistes. Cet alcoolique endurci en cure : le whisky contre l'eau de source ! Qui va l'emporter ? Ponctué de gags très drôles :  il utilise à merveille les possibilités de la porte tambour, de l'aversion du personnage à l'eau plate et de la salle de massage.

Un éloge réjouissant de la malséance, bien remise dans le droit chemin (en apparence)... 

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