Jeudi 3 mars le cinéma italien est à l'honneur !

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Ferdinando Cefalù, noble sicilien, est amoureux de sa jeune cousine, Angela. Mais il est marié à Rosalia, une femme insupportable et le divorce est illégal en Italie… Plein de ressources, Ferdinando concocte donc un « divorce à l'italienne » : pousser sa femme dans les bras d'un amant, surprendre l'infidèle en pleine action et commettre un crime passionnel qui n’entraine qu’un minimum de peine de prison…

Mais sous le rire, il y a la tragédie : le divorce étant interdit en Italie, bien des drames s’y déroulent quotidiennement. Dans le Sud, où les passions sont vives, les tribunaux sont indulgents pour les crimes passionnels. L’article 587 du Code pénal punit de trois à sept ans de prison, avec possibilité de réduction de peine à celui des conjoints qui tue l’autre si celui-ci a failli aux lois de l’honneur conjugal. 

C’est sur ce paradoxe d’une loi « pousse-au-crime » que Pietro Germi a bâti son premier film comique. Avec toutefois un brin d’amertume... Sous le rire déchaîné par les situations  burlesques inventées par Pietro Germi et ses scénaristes, couve un drame profond et la volonté de changer une loi absurde.

Incarnant le Baron Cefalù, Marcello Mastroianni abandonne les personnages tragiques. Il s’est fait la paupière lourde, l’œil gourmand, la mine paresseuse de l’oisif. Impeccablement gominé dans ses heures de gloire, hirsute et mal rasé dans ses périodes de découragement, il nous offre un festival de son talent. Daniela Rocca s’est enlaidie à souhait pour le personnage de l’épouse.

En effeuillant le tabou social qu’est le divorce, le réalisateur fustige une société engoncée dans ses mœurs surannées et nous livre une fable caustique !

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