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Evénement cinéma à Brioude samedi 26 janvier !

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L'événement Cinéma, prévu à Brioude le 17 novembre dernier, avait été annulé pour cause d'incertitudes dans le trafic routier rendant difficile la venue du conférencier.

 

Cet après midi projection/conférence a donc été reprogrammé  le samedi 26 janvier à partir de 14 h et dans les mêmes conditions (voir ici les détails donnés dans le précédent blog)

 

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Jeudi 10 janvier = Ciné Club (ouvert à tous)

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Dans les années 30, Célestine, une jeune femme de chambre de 32 ans, arrive de Paris pour entrer au service d'une famille de notables. La maîtresse de maison, hautaine et dédaigneuse avec sa domesticité, est une puritaine frigide, maniaque et obsédée par la propreté. Célestine doit alors affronter les avances du mari sexuellement frustré, ainsi que le fétichisme du patriarche, un ancien cordonnier qui lui demande de porter des bottines. Malgré sa répugnance, Célestine est contrainte de côtoyer Joseph, le palefrenier de ses patrons, un rustre aux tendances sadiques, racistes et activiste d'extrême droite. Claire, une petite fille pour laquelle Célestine s'est prise d'affection, est retrouvée violée et assassinée. Célestine est persuadée de la culpabilité de Joseph et feint d'accepter de devenir sa femme pour obtenir ses aveux. Devant son mutisme, elle fabrique de faux indices pour le confondre, tout cela en pure perte, puisqu'il sera finalement innocenté et partira ouvrir son bistro avec une autre femme.

Interview de Jeanne Moreau concernant le film ainsi que ses relations avec Luis Bunuel

Luis Buñuel filme le roman d’Octave Mirbeau, auteur français qui figurait parmi ses lectures de jeunesse.

Le Journal d’une femme de chambre est le film le plus noir et le plus désespéré de Buñuel, toutes périodes confondues. Certes le cinéaste ne perd pas tout à fait de sa fantaisie et de sa tendresse pour certains personnages. Célestine a toute son admiration, et le patriarche fétichiste et maboul rejoint la longue liste de vieux misanthropes pervers qui ont toujours eu la sympathie de Buñuel. Mais le film propose une galerie de personnages hideux, ridicules ou pathétiques dont les vices et les idées font froid dans le dos et se déroule dans une atmosphère irrespirable. Le Journal d’une femme de chambre est un catalogue effrayant de l’hypocrisie, la mesquinerie, la frustration et la bassesse humaine, véritable marécage mental et moral dans lequel est plongé Célestine dès son arrivée au château, et qu’elle va devoir affronter avec comme seules armes son intelligence et sa féminité.

 

Jeanne Moreau et Georges Géret dans Le Journal d’une femme de chambre

Le palefrenier Joseph (interprété par Georges Géret), brute fasciste, grand lecteur de l’Action française, violeur et assassin d’une petite fille, est sans doute l’être le plus abject qu’on puisse imaginer : Célestine va mener sa propre enquête pour tenter de le démasquer, allant jusqu’à coucher avec lui pour le faire avouer et à fabriquer une fausse preuve pour le faire arrêter par la police. En pure perte. Le Journal d’une femme de chambre enregistre le triomphe du mal : celui d’un assassin ordinaire et aussi de la peste brune qui allait s’étendre sur toute l’Europe quelques années plus tard (Buñuel et Carrière ont déplacé l’action du roman du début du siècle aux années trente, pour la rendre synchrone avec la montée du nationalisme et l’arrivée du nazisme : le film s’achève sur une manifestation d’extrême droite à Cherbourg, sous un ciel d’orage.)

Comme à son habitude, Buñuel se coule dans le moule de la production et de la culture d’un pays qui n’est pas le sien (ici la France avec ses écrivains, son histoire contemporaine et ses acteurs) en déjouant tous les pièges de l’académisme. Deuxième apparition de Michel Piccoli chez Buñuel, après La Mort en ce jardin, dans un contre emploi saisissant de bourgeois idiot et veule humilié en permanence par son épouse frigide.

Fidélité au surréalisme qui se retrouve aussi dans des détails fétichistes et un bestiaire onirique  – papillon tué à coup de carabine, escargots rampant sur les jambes ensanglantées d’un cadavre de fillette…

Interprétation géniale de Jeanne Moreau, dans l’un de ses meilleurs rôles, qui parvint à surprendre et à impressionner Buñuel lui-même. Elle s’empare du personnage de Célestine et lui confère une complexité et une opacité troubles, y compris dans ses motivations, son désir sexuel et sa volonté ambiguë d’accéder elle aussi à la condition de maîtresse de maison.

Extraits de la critique d'Olivier Père  Directeur général d’ARTE France Cinéma et directeur de l’Unité Cinéma d’ARTE France.

L'intégrale de la critique ici

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Bonnes Fêtes et Meilleurs Voeux pour 2019 !!!

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Jeudi 6 décembre = Ciné Club (ouvert à tous)

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Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les coeurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle.
Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.
Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et vont provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes.

Stephen Frears signe un agréable moment de comédie pastorale et révèle la délicieuse Gemma Arterton aux doux yeux en amande ; Cette Tamara est à croquer !

Plus britannique que jamais, Stephen Frears s’en est allé parcourir les douceurs pastorales du Dorset. Il y a trouvé les courbes sculpturales de Tamara Drewe.

Tamara est une incarnation faite de chair fraîche, de sang neuf et de formes tellement plantureuses qu’on se demande bien si pareille beauté est réelle, des jambes interminables dignes d’une époque révolue où les caméras savaient sublimer les femmes, et un corps voluptueux dont les rondeurs rendent has been toutes les bimbos anorexiques assujetties aux tristes canons contemporains.

Tamara, journaliste people très urbaine vient bouleverser la quiétude d’une bourgade hors du temps :
La légèreté de ton et l’inconséquence du récit (énièmes marivaudages entre raisons et sentiments), baignant dans un bain de références littéraires locales, nous offrent le luxe de l’agréable nonchalance. Malgré quelques longueurs sur la fin et des quiproquos un peu tirés par les longs cheveux de l’héroïne, la comédie est à l’image de son actrice, exquise !

"Condensé de la critique de Frédéric Mignard / avoir-alire.com"  L'intégrale ici

 


 

 

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