Jeudi 8 novembre = Ciné Club (ouvert à tous)

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Jeudi 8 novembre = Ciné Club (ouvert à tous)

Dans le cadre de notre saison Ciné Club (huit projections, chaque premier jeudi, de septembre à mai) et de la commémoration du Centenaire de la Grande Guerre 1918 - 2018, nous vous proposons "CAFARD", un film d'animation de Jan Bultheel. 

A signaler que ce film sera également projeté le 8 novembre dans l'après-midi aux lycéens sanflorains grâce à une action commune du Lycée, de la Ville de St-Flour et du Ciné Club. 

 

"Cafard est un film d’animation mais n’a rien d’un film pour enfants. L’animation est pour le réalisateur un moyen de raconter une période sombre de l’histoire contemporaine, la Grande Guerre, celle de 14-18, avec le Kaiser Guillaume II comme principal adversaire d’une coalition – la Triple-Entente – menée par la France, le Royaume-Uni et la Russie.

L’intérêt du film tient dans sa description d’un pan méconnu de cette histoire pourtant déjà largement évoquée sur grand écran. Envahie par les forces prussiennes, la Belgique se joint de fait au conflit en rejoignant le camp de la Triple-Entente. Le plat pays crée la première unité blindée au monde – les ACM (Autos-Canons-Mitrailleuses) – forte de plus de 300 hommes qu’elle envoie sur le front d’abord à domicile, le long du fleuve Yser, puis en Russie pour tenter de prendre l’ennemi à revers. Mais se retrouvant en pleine révolution bolchévique, les membres de ce corps d’élite se retrouvent contraints de fuir par l’Est à travers l’Asie, la Mongolie, la Chine, les États-Unis, pour finalement revenir dans leur Belgique natale.

Très documenté, Cafard bénéficie de l’originalité de son angle. On est loin de Verdun et des tranchées, ce qui change de l’imagerie classique liée à ce conflit. En voyageant de contrée en contrée, l’aspect mondial de cette guerre est bien mis en perspective avec notamment la relation claire établie avec le surgissement de la Révolution russe de 1917, qui s’est appuyée sur le ressentiment des soldats considérant être envoyés à la mort pour des bisbilles entre États qui ne les concernaient en rien.

Pour narrer son histoire, avec une base romanesque il faut le dire incroyable, Jan Bultheel suit les pas d’un trio de personnages, un lutteur, Jean Mordant, son coach Victor, plutôt maladroit sur le champ de bataille, et son neveu Guido, sensible aux jeunes femmes comme aux idées révolutionnaires. Il raconte leur petite guerre à eux, loin de la grande Histoire, faite de bien plus d’attente et d’ennui que de combats, traversée par la mélancolie de voir les années défiler loin de chez eux et de leurs familles."

Extraits de la critique de Nicolas Journet / Critikat dont vous retrouverez     ici l'intégralité

 

Compléments d'informations :

La critique de Caroline Vié / 20 minutes       «Cafard est un film d'animation punk», selon son réalisateur Jan Bultheel        

Nombreuses informations sur les Auto-Canons             pour ceux qui souhaitent en savoir davantage... C'est remarquablement documenté !

Dans les coulisses du doublage du film           les "doubleurs" ont la parole...

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